Les réseaux sociaux renforcent-ils vraiment la sociabilisation ?

Les réseaux sociaux sont partout et prennent de plus en plus de place dans notre vie. Avec des millions d’adeptes, ils s’imposent comme outils de communication et de changement, en agissant de façon importante dans nos relations avec les autres. L’un de ses avantages, serait de favoriser le renforcement de la sociabilité chez les jeunes individus. Toutefois, on peut noter aussi que ces nouvelles technologies ont tendance à modifier la nature même des relations sociales.

Les réseaux sociaux favorisent la sociabilisation

La sociabilisation étant définie comme le processus qui fait entrer ou qui maintient une personne dans la société, on ne peut pas nier l’effet positif des réseaux sociaux sur la création ou le renfoncement des liens entre des personnes ou groupes d’individus. En effet, les réseaux sociaux permettent de rapprocher des personnes inconnues ayant les mêmes centres d’intérêt, ville de résidence ou autres. Ils peuvent aussi être un moyen de garder le contact et d’entretenir une relation avec une nouvelle connaissance ou encore de retrouver des relations perdues, d’anciens partenaires amoureux, des copains de jadis appréciés, voire des parents éloignés. Ce sont des outils très efficaces pour obtenir des nouvelles de proches ou connaissance, favorisant l’échange, la rencontre et ainsi l’extension d’un réseau personnel.

Les réseaux sociaux donnent l’opportunité à l’internaute, d’avoir un rôle actif. La diffusion de l’information étant quasiment gratuite, il a la possibilité de partager à tout instant, n’importe quel contenu ou de relayer certaines informations via un blog, un commentaire ou même un vote (le cas des sondages en ligne). Ainsi, il s’agit de moyen rapide d’avoir un retour, un avis sur une idée, un produit ou même de partager une opinion sur des faits de société. Avec ses multiples usages, les réseaux sociaux permettent de satisfaire un grand nombre de personnes.

L’intégration sociale des plus jeunes

Chez les plus jeunes, les médias sociaux pourraient améliorer leurs communications et leurs liens sociaux. Ils permettent aux adolescents de réaliser plusieurs activités, qui permettent leur socialisation, tant en ligne que hors ligne, comme rester en contact ou en créer de nouvelles, discuter en format groupe, partager des photos, etc. Pour les plus timides, les réseaux aident à s’affirmer davantage et les personnes déjà sociables à augmenter leur sociabilité.

Cependant, il ne faut pas oublier que la définition d’un ami sur Facebook n’est pas la même que dans la vie réelle. Sur ce réseau social, les amis sont souvent de simples connaissances, des contacts que l’on n’a jamais rencontrés physiquement et dont on ne connaît réellement que le nom ou pseudo. Cela doit interpeller les utilisateurs sur la modération. Car même si les réseaux sociaux ont pour but de renforcer la sociabilité, ils peuvent devenir des pièges lorsqu’on confond le réel avec le virtuel.

La  » théâtralisation de soi « 

Bien qu’ayant des points positifs non négligeables, les réseaux sociaux doivent rester des supports pour s’exprimer d’une certaine manière. Pour l’internaute, la vie réelle ne doit pas devenir une vie virtuelle, car le risque véritable est que les réseaux deviennent pour certains, un outil qui les renferme sur eux-mêmes, les gardant prisonniers d’une vie non ancrée dans le réel, qu’ils se sont créé grâce aux réseaux sociaux.

D’après une étude, ce qu’un internaute va rechercher en s’inscrivant sur un réseau social, c’est la validation par les autres abonnées d’une vie qu’il considère comme étant  » cool « , car il choisit ce qu’il poste. Le message qu’ils veulent passer est  » j’ai une vie super, je sors beaucoup, je sais m’amuser, je connais plein de gens et je t’invite à faire de même « . De ce fait, comme dans la vie réelle, des inégalités sociales et culturelles subsistent.

Aussi, à force d’être connectés trop souvent sur la toile, certains adolescents, qui sont de plus en plus jeunes à s’inscrire sur ces réseaux, pourraient être influencés de manière négative, en suivant les publications de certaines personnes.